Les principaux syndicats enseignants de Martinique manifestaient ce mardi
contre les récentes réformes de l'éducation nationale. Rendez-vous avait été
pris à 10h devant le rectorat (Schoelcher).
Crédit photo : MEDIA-CORTEX
A l'occasion de la première journée mondiale du travail décent, les
syndicats enseignants SNUIPP/FSU et CGT Educ'action ont appelé les
personnels du premier et du second degré à venir manifester contre ce
qu'ils appellent "la précarisation de l'éducation nationale". Il faut dire que
cette rentrée scolaire a été ponctuée de manifestations en tout genre.
D'abord, les parents d'élèves qui se sont montrés dubitatifs face à la
réforme de l'enseignement. Cette dernière, qui implique la semaine des
quatre jours dans le primaire, n'a pas fait l'unanimité. Viennent ensuite
les élèves qui n'ont cessé de dénoncer, depuis le mois de septembre,
l'insalubrité de leurs établissements mais surtout le manque
d'encadrement et de sécurité qui y règnent.
Les syndicats voient dans tout cela la conséquence directe de la
suppression des postes de contrats aidés opérée en début d'année. Ils
dénoncent, sur ce point particulier, le recours systématique de l'éducation
nationale aux entreprises privées, première cause du non recrutement du
personnel d'encadrement. Mais la principale cause défendue ce jour par le
SNUIPP/FSU et la CGT Educ'action, avant la grande mobilisation du 19
octobre prochain, reste la suppression drastique des postes d'enseignants
voulue par le gouvernement actuel.
Les nouvelles politiques de recrutement et de formation du corps
professoral seraient les points cruciaux de la précarisation de la
profession. Cette diminution de moyens humains et matériels marquerait,
selon eux, la fin de la fonction publique nationale.